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Avec quel espoir de gain ? Difficile à dire. Le promoteur Nexity (qui n’est pas un observateur neutre) a comparé deux projets d’un même montant (174 000 euros) situé l’un (un trois-pièces) en grande banlieue parisienne, l’autre (une maison) dans la banlieue de Roanne. L’acquéreur est supposé emprunter 100 % de son achat sur vingt ans et imposable à 30 %. Le bien est revendu à son prix d’achat. Les loyers augmentent de 1 % par an. Les hypothèses ne sont pas "soufflées".
Les résultats ? Dans le premier cas, le Robien actuel est battu (6,9 % de rentabilité annuelle) par le Robien révisé (7,1 %), lui-même écrasé par le Borloo (9,6 %) qui oblige, néanmoins, le propriétaire à fournir une épargne régulière plus importante.
Dans le second cas, c’est l’inverse : le Borloo (5 % par an) est battu par le Robien révisé (6,3 %) et par le Robien actuel (7,6 %).
Le gouvernement voudrait que soient vendus cette année soixante mille logements selon ces deux formules, dont vingt mille en Borloo. Les réseaux de vendeurs sont sur le pied de guerre. Et ils savent être convaincants.
Attention tout de même : les prix immobiliers sont tendus. Et les locataires ne poussent pas comme des champignons. N’investissez que dans des zones fortement urbanisées. Ne faites du Borloo qu’en zone A (voir ci-dessous). Et, de grâce, donnez-vous la peine de visiter le site avant de vous décider. Seulement 5 % des investisseurs le font. Voilà les autres prévenus !
(1) 19,89 euros en zone A (région parisienne, côte d’Azur, genevois français), 13,82 euros dans les villes de plus de cinquante mille habitants (zone B), 9,94 euros ailleurs (zone C). (2) 5 483 euros de revenu mensuel imposable en zone A, 6 818 euros en zone B et 3 340 en zone C.
François de Witt, chroniqueur France Info [13 avril 2006]
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